Stanislavski, le Socrate du théâtre

Stanislavski, le Socrate du théâtre

Le plus fameux bréviaire des comédiens modernes est réédité : souhaitant rompre avec les effets de manche d'antan, Stanislavski appelle les acteurs à puiser dans leur propre « mémoire affective ».

Cet essai est un roman. Lorsque, sur la fin de sa vie, Constantin Stanislavski se décide à laisser une trace écrite de la méthode qu'il a inventée pour renouveler et légitimer l'art de l'acteur, c'est la forme du Bildungsroman qu'il choisit. Nous ne lisons donc pas un traité. Nous suivons un an de « formation de l'acteur », une année où de jeunes comédiens talentueux, qui viennent de réussir un concours extrêmement sélectif, apprennent qu'il leur faut d'abord désapprendre toutes les techniques qu'ils ont acquises, pour travailler autrement, sous la férule d'un maître. Ce Tortsov, d'une manière quelque peu socratique, n'a d'ailleurs rien de particulier à leur apprendre, sinon les mettre dans les meilleures dispositions possible pour être à l'écoute d'eux-mêmes. Objectif : faire vrai, être crédible vis-à-vis du public, donner vie au rôle, chaque soir le créer de nouveau, sans routine, sans combine, sans effet de manche. Il faut restituer le contexte. Lorsque, à la fin du XIXe ...

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