Spectre familier

Spectre familier

Un récit intime et lent dans lequel une traductrice part en quête de son auteur disparu.

« Dans la chaleur de sa présence. » C'est ainsi que Valérie Zenatti écrit son épitaphe à Aharon Appelfeld, « alors que les ondes de sa voix [la] traversent toujours », et nous emmène dans le sillage du grand écrivain, dont elle a été la traductrice française. À l'annonce de sa mort, elle décide de se rendre à Tel-Aviv pour se réimprégner des lieux où ils sont allés ensemble. Elle poursuit son pèlerinage à Czernowitcz, où l'homme a passé son enfance avant la Shoah. Elle arpente la ville jusqu'à ce que celle-ci lui semble aussi familière qu'à lui, et croit reconnaître, au détour des ruelles, certains personnages des romans.

Cela donne naissance à un récit profondément intime, qui invite à une lecture lente, contemplative. Le texte traduit le « tremblement intérieur » qui habite son auteur et est constellé des paroles de l'écrivain, remémorées en éveil ou en rêve, réécoutées dans les vidéos de ses interviews ou happées dans ses livres. Les voix de Zenatti et d'Appelfeld se trouv ...

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