Sous les soleils de la Grèce

Sous les soleils de la Grèce

La Grèce chez le poète comme le cinéaste dépasse les frontières historiques et géographiques de la civilisation antique. C'est un autre monde, un germe de vitalité dont il s'agit d'exhumer les puissances toujours présentes.

En 1959, lorsqu'est proposée la suppression du latin à l'école, Pasolini réagit en suggérant plutôt le remplacement du latin par le grec : la littérature grecque, écrit-il, est « tellement plus importante et plus grande que la littérature latine (1) ». Précision : c'est sans doute cette même année 1959 que Pasolini traduit les trois cent un premiers vers de L'Énéide de Virgile ; au début des années 1960, il traduira intégralement le Miles gloriosus de Plaute, et la littérature latine parcourt toute son oeuvre, jusqu'à Pétrole, décrit comme un « Satyricon moderne ». Il n'empêche : la littérature grecque irrigue l'oeuvre pasolinienne comme aucune autre. Parmi ses toutes premières traductions, on trouve trois fragments de Sapho, certainement traduits en 1941, à la suite de la publication en 1940 d'une anthologie de lyriques grecs par le poète hermétique Salvatore Quasimodo. Pasolini traduit la poétesse de Lesbos en frioulan, qu'il dé ...

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