Sous l'étoile de Bowie

Sous l'étoile de Bowie

Par Brigitte Giraud. Alors qu'une exposition retrace les métamorphoses du chanteur, une romancière rend hommage à l'idole qui l'a toujours accompagnée. Accès abonnés.

Une silhouette entre dans l'adolescence, qui vient à la fois consoler, dynamiter l'ennui et la solitude, et surtout semer le trouble. Elle peut faire oublier les immeubles de la cité, les murs de la chambre, les parents derrière la cloison, et Patrick Juvet à la télévision. C'est cette sensation qui reste, comment David Bowie fait d'un coup valser tous les chanteurs efféminés qui défilent sur le petit écran, avec mèche de cheveux laquée, pantalons moulants, et voix perchée. Patrick Juvet, on peut le regarder assis sur le canapé avec les parents. Claude François aussi. Tout le monde a les codes. Pas David Bowie. On ne pourrait pas supporter le malaise qu'il déclencherait. Quand la caméra zoomerait, on verrait ses dents mal alignées, ses canines plantées comme celles d'un vampire, et la pupille de ses yeux rétractée d'un côté, ouverte de l'autre. On se lèverait pour ne pas respirer le même air que les parents, pour ne pas être le témoin de leur gêne devant la créature hybride. Les cho ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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