Soupault sort de l'ombre

Soupault sort de l'ombre

Rira bien qui mourra le dernier », écrivait Philippe Soupault, qui a ri plus que Breton et Aragon. Des trois fondateurs du surréalisme, cet homme, issu d'un milieu aisé de magistrats, avocats et chefs d'entreprise, fut le dernier à s'éteindre, en 1990, à 93 ans. Est-ce parce qu'il était étranger au tapage médiatique ? Toujours est-il que le discret Soupault attendait encore sa biographie complète. Fondée sur des sources en partie inédites, celle-ci corrige une visibilité pâlotte et révèle une oeuvre protéiforme d'écrivain et critique. Les principales incursions dans la vie de Soupault avaient été publiées de son vivant par deux fidèles inconditionnels, Bernard Morlino un essai biographique et anthologique, Philippe Soupault, en 1987 et Serge Fauchereau Vingt mille et un jours, un volume d'entretiens-fleuve chez Belfond en 1980. Mais l'accès aux correspondances privées, la possibilité de les croiser et la progression de la recherche ont permis d'écrire une biographie en bonne et due ...

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À lire :Divers, Pierre Guyotat, éd. Les Belles lettres, 496 p., 27 E.