Souffrances en barres

Souffrances en barres

Avec acuité mais sans cruauté, l'auteur italienne suit des destins perdus dans la banlieue de Bologne.

il est des lieux dont on ne part jamais. Silvia Avallone le sait bien, elle qui a grandi dans les cités italiennes et ne cesse d'y revenir en roman. Pour raconter des histoires de gens qui se débattent dans leur prison de béton et de complexes sociaux. Les personnages de son premier roman, D'acier, avaient au moins la mer - cela se déroulait dans une cité érigée en bord de plage par une municipalité communiste. Ceux des Lombriconi - la cité vermiforme de La Vie parfaite - vivent entourés de chantiers inachevés. Pour la bonne société de Bologne, ils sont des bolofeccia : de la racaille, pour rester poli. Ils viennent de familles où le père est absent. Où les filles répètent les erreurs de leurs mères - s'éprendre d'un beau délinquant local, tomber enceinte, arrêter le lycée et passer le reste de sa vie à survivre en se distrayant au spectacle des malheurs d'autrui. Alors, quand Adele, 17 ans, attend un enfant du beau Manuel, même âge, c'est toute ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Nos livres

À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

Offrez un abonnement au Nouveau Magazine littéraire

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon