Son vice impuni

Son vice impuni

Le commerce insatiable avec les meilleurs textes de son temps fut le carburant essentiel de la vie, de l'oeuvre et des personnages de Bolaño.

Tous les livres du monde attendent que je les lise », lance, comme à la dérobée, le jeune Juan García Madero dans Les Détectives sauvages. Et de fait la plupart des héros de Bolaño sont, à son image, des lecteurs compulsifs, érudits et insatiables. Les poètes d'Étoile distante, d'Amuleto, des Détectives sauvages, les critiques littéraires de Nocturne du Chili et de 2666, ainsi que maints protagonistes des nouvelles, sont animés par une dévorante pulsion de recherche - des poétesses disparues, des éclats biographiques d'Arcimboldi, et surtout d'une poésie mystérieuse et absolue qui se confondrait avec la lumière bilieuse et menaçante du désert au vide magnétique.

Les écrivains auxquels Roberto Bolaño rend hommage au cours de son oeuvre romanesque (Marcel Schwob, Jorge Luis Borges, Ezra Pound, James Joyce, Arno Schmidt, Nicanor Parra) ou poétique (« Ernesto Cardenal et moi », « Dino Campana révise sa poésie dans l'asile d'a ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

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MAI :

► Roberto Bolaño, et de deux : en complément de l'ensemble « Il faut relire » consacré à l'écrivain

► Entretien avec Jacopo Rasmi : avec Yves Citton, il signe l'essai Générations collapsonautes