Soirée diapos chez Grass

Soirée diapos chez Grass

Les albums photos des autres ont leur intérêt : on y contemple des poses, des visages, et on saisit, à travers eux, l'universel humain - celui de la malice, du deuil, de l'instant. Günter Grass aurait pu nous proposer un tel album : on aurait aimé à le feuilleter. Son dernier livre parle bien d'un appareil photo, celui de Maria Rama, une amie proche qui l'a photographié au long cours, lui et sa famille. Il est bien construit comme un album - une mosaïque de récits des enfants sur leur père, « le morse », « le vieux », qui se plaît à citer ses surnoms et se complaît dans un récit plurivoque qui, au mieux, berce et, parfois, ennuie. L'Histoire - celle du « Morse » en campagne électorale, celles de Willy Brandt et d'Adenauer - y répond aux histoires d'une famille au père trop absent. On y voit les enfants grandir, jouer, badiner, dans une anamnèse suscitée par le père qui, vieillissant, prend l'initiative de les réunir, de leur faire à manger, et de les faire parler - pour créer une co ...

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À lire : Révolution aux confins, Annette Hug, traduit de l'allemand Suisse par Camille Luscher, éd. Zoé