SIGNOR GIOVANNI

SIGNOR GIOVANNI

Le 8 juin 1768, Winckelmann, un érudit allemand, a été poignardé dans sa chambre d'hôtel, à Trieste. Son voisin de chambre, un dénommé Arcangeli, repris de justice italien au visage grêlé par la vérole est accusé : il aurait tué pour s'emparer de médailles précieuses que Winckelmann avait reçues en cadeau de l'impératrice Marie-Thérèse... Dominique Fernandez rouvre le dossier, fait entendre tous les témoins, souligne les incohérences de l'instruction. Pourquoi Winckelmann se faisait-il appeler Signor Giovanni ? Pourquoi s'était-il lié avec un rustaud défiguré, lui qui vivait pour célébrer les beautés de l'art grec ? Winckelmann incarne les dilemmes douloureux des homosexuels condamnés par la morale bourgeoise, à partir de la fin du XVIIe siècle, à mener une double vie entre « bergers d'Arcadie et tapettes de gare». Ce magnifique roman, écrit en 1979, n'a pas pris une ride. Sa réédition offre le plaisir de le découvrir à ceux qui l'avaient manqué en 1981.

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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