Secret finance

Secret finance

Une dynastie industrielle allemande a reconnu avoir autrefois soutenu Hitler. L'opacité des affaires n'en demeure pas moins la règle aujourd'hui.

On lit un peu partout que la famille Reimann serait l'une des plus secrètes dynasties industrielles, un modèle de discrétion. Cette qualité universellement célébrée depuis les romans de Jane Austen, où elle s'adresse aux jeunes filles, jusqu'aux conseils chuchotés des communicants à leurs clients fortunés, illustre en réalité tout le problème. La littérature, l'histoire, la sociologie, le journalisme, enfin, tout ce qui est susceptible d'enquêter, de trahir, de divulguer, de raconter, de percer le secret sous lequel la vie industrielle et financière déploie son activité, est mis dans l'incapacité complète de le faire. La littérature est impuissante à raconter du dedans la vie tumultueuse, technique, des affaires, les écrivains ne peuvent pas la connaître. Ils connaissent bien les fins de mois difficiles, mais pour ce qui est du comité de direction d'une entreprise, du conseil d'administration d'une holding, de l'existence terrestre de ses cadres dirigeants, autrement dit pour ce qui ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon