Se résoudre aux adieux

Se résoudre aux adieux

« Des paroles sans destinataire ne sont pas vraiment des paroles. Sans écho, elles se perdent. » Sous sa présentation de roman par lettres, le dernier livre de Philippe Besson n'emprunte guère à un genre cher au xviiie siècle. C'est la mise en abyme d'un roman dont on devine la publication aux dernières pages, ou un questionnement sur l'écriture à travers des lieux qui sont autant de liens à défaire : pour écrire, ne faut-il pas revisiter et quitter ?

L'épistolière est une femme. Elle en a la douceur, la docilité apparente, la fragilité aussi. Mais sa ténacité, son indépendance, son refus du pathétique, l'apparentent au sexe fort. Comme si Philippe Besson, après s'être projeté dans le personnage paradoxal de la soeur d'Arthur Rimbaud Les Jours fragiles , voulait en finir une bonne fois avec les poncifs du Masculin et du Féminin. La Havane, New York, Venise, Paris : pendant quatre ans, comme on marche dans le désert, Louise s'ob ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

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