Sans patrie ni frontière

Sans patrie ni frontière

« L'histoire contemporaine a engendré des êtres humains d'un genre nouveau - des êtres envoyés dans des camps de concentration par leurs ennemis et dans des camps d'internement par leurs amis. » Cet aphorisme amer est extrait de Nous autres réfugiés, un texte de Hannah Arendt, dont la brièveté est inversement proportionnelle à la densité.

Publié par la philosophe en 1943 dans une revue juive de New York, où elle venait de trouver refuge, ce libelle dit non seulement la situation juridique inextricable où se trouvaient les Juifs qui avaient fui le nazisme, mais pointe aussi, dans l'ici et maintenant, les carences des États qui privent les « migrants » de leur citoyenneté et les soumettent à une vulnérabilité permanente. On compte aujourd'hui plus de 50 millions de réfugiés sur la planète.

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Nos livres

Ceux qui restent, Benoît Coquard, La Découverte, 280 p., 19 €.

Offrez un abonnement au Nouveau Magazine littéraire

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon