Sans papiers

Sans papiers

Il ne doit pas y avoir beaucoup de romanciers français qui peuvent se flatter d'avoir reçu les éloges de Norman Mailer aussi bien que de Léon Trotski. Jean Malaquais, mort en décembre dernier à 90 ans, est cet oiseau rare. Trotski n'allait pas manquer de saluer « Un nouveau grand écrivain : Jean Malaquais », repris dans Littérature et révolution , 10/18 la « dimension sociale » de celui qui se présentait comme un compagnon de route, et une voix radicalement antistalinienne.

Avec Mailer, les choses furent plus personnelles. Pour la plupart des lecteurs français, et avant que Phébus n'entreprenne, depuis 1995, de rééditer ses livres, le nom de Malaquais n'évoquait guère que le traducteur des Nus et les morts . Un travail entrepris en 1949 par Malaquais, exilé à New York et fauché, vivotant de cours du soir. Malaquais rencontra Mailer et lui dit d'emblée qu'il n'aimait pas son livre, ce que Mailer rapporte dûment dans la préface de ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

Nos livres

À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

MAI :

► Roberto Bolaño, et de deux : en complément de l'ensemble « Il faut relire » consacré à l'écrivain

► Entretien avec Jacopo Rasmi : avec Yves Citton, il signe l'essai Générations collapsonautes