Sans étiquette

Sans étiquette

L'auteur du Manifeste incertain, « récit écrit et dessiné », est rétif aux classifications.

J'habitais Los Angeles. C'était en 1978, autant dire dans une autre vie. Je fus surpris, en visitant une des rares librairies de la mégapole, du classement des livres par genre : romans, essais, psychologie, sport, bien-être, astrologie... Cela ne se faisait pas en Europe où tout était encore mélangé. J'en déduisis : à chacun sa classification, sa marotte, pour ne pas dire sa névrose. À notre époque, avec le triomphe d'Internet, chaque individu peut se connecter à un groupe d'internautes qui partagent scrupuleusement ses goûts. Ainsi se créent des petites ou grandes communautés d'affinités. Quelqu'un qui s'intéresse éperdument aux voitures de sport, au Mikado ou aux poupées Barbie ne s'intéressera pas aux soldats de plomb, à la poésie concrète ou à la thérapie comportementale et cognitive.

Ni romans, ni essais, ni…

Aux États-Unis, il y a plusieurs rayons consacrés aux graphic novels, que l'on traduit par « romans graphiques » ou « romans visuels ». Parmi les ...

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Nos livres

À lire : Révolution aux confins, Annette Hug, traduit de l'allemand Suisse par Camille Luscher, éd. Zoé