Salman Rushdie, Les Versets sataniques

Salman Rushdie, Les Versets sataniques

En prononçant, le 14 février 1989, une fatwa condamnant à mort l'auteur des Versets sataniques et ses éditeurs, l'ayatollah Khomeini a au moins atteint une de ses fins : transformer un roman en enjeu religieux, politique, diplomatique, c'est déjà l'asphyxier, empêcher de l'évaluer à l'aune de la littérature. De fait, les Versets prolixes de Salman Rushdie ont été peu lus dans leur intégralité.

Tout débute par l'explosion au-dessus de la Grande-Bretagne d'un jumbo-jet en provenance de Bombay. « Pour renaître, il faut d'abord mourir », affirme une première ligne à laquelle il faut reconnaître le mérite de la franchise ; tout va se situer désormais au-delà de la vie courante. Et c'est ainsi que le statut, l'identité, la nature des deux survivants de la catastrophe ne seront jamais établis. Gibreel Farishta, l'acteur indien spécialisé dans les rôles de divinités et néanmoins athée, est par ailleurs un archange gabrielesque, et donc forcément aussi satanique da ...

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► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon