Salade de saisons

Salade de saisons

Une philosophe estime - sans toujours convaincre - que les séries télé sont à la pointe de notre éducation morale et démocratique.

À part quelques retardataires à la Finkielkraut qui croient encore en l'existence d'une « culture haute », seule légitime, qu'eux-mêmes incarneraient, les intellectuels se passionnent désormais pour la « culture populaire ». À tel point que le balancier penche peut-être désormais vers l'autre extrême. Dans Nos vies en séries, la professeur d'université Sandra Laugier, spécialiste de la philosophie analytique anglo-saxonne la plus absconse mais aussi fan de Buffy contre les vampires, tente ainsi de nous convaincre que les séries télé sont le lieu d'une « éducation morale », un moyen pour leurs spectateurs d'élaborer une éthique personnelle non normative, une éthique d'« expérience »... Ancrées dans le quotidien, les séries exploreraient les grands enjeux de nos sociétés : le genre (Buffy, Desperate Housewives), la sécurité et la politique (The Americans, House of Cards, Baron Noir), le « care » (Urgences), etc., ce qui ferait d'elles rien ...

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À lire : Révolution aux confins, Annette Hug, traduit de l'allemand Suisse par Camille Luscher, éd. Zoé