Saint Paul, le pivot contesté

Saint Paul, le pivot contesté

S'inscrivant dans une longue lignée, Onfray fait de saint Paul le coeur du problème : c'est par son entremise que surgirait le judéo-christianisme, fondé sur le ressentiment et la névrose. Tout n'est pas si simple, on s'en doute.

Il y a des paroles fortes, qu'aucune interprétation ne peut enfermer, qu'aucune théorie ne peut réduire à sa merci. Écrites, elles sont encore et toujours à entendre. On peut se boucher les oreilles, elles insistent, s'installent dans la conscience qu'elles bousculent, pour ne plus la quitter. Ainsi des paroles contenues dans la Bible, ce livre qui n'en est pas un, en tout cas pas un parmi tous les autres rangés dans la bibliothèque... On le nomme même le « Livre des livres ». On dit aussi les « Écritures », et pour les dévots (tel l'auteur de ces lignes) les « Saintes Écritures ». Certains souriront de ces appellations, joueront au plus malin... Il n'importe, elles forcent le respect, identifient ce qu'elles nomment, lui donnent un sens large, à toujours approfondir. Pas un sens qui aveugle ou contraint, mais qui éclaire, accompagne, guide.

Or, lorsqu'on lit la Bible, avec méthode ou dans le désordre, de l'Ancien au Nouveau Testament (et retour), obéissant à la logique histo ...

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« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard