Sa vie mode d'emploi

Sa vie mode d'emploi

Une autobiographie cubiste par l'écrivain oulipien, qui fait de sa mémoire un jeu de marelle.

Certains, à la Grégoire Bouillier, font de leur autobiographie une somme documentaire interminable ; certains, à la Christine Angot, le récit resserré d'un trauma. D'autres, comme Annie Ernaux, en font l'occasion d'une sommation générationnelle. Mais l'« autobiographie romanesque » de Jacques Roubaud, qui évoque malicieusement toutes ces formules mémorialistes pour s'en détourner, est d'une tout autre eau, celle de la divagation.

Hantée tour à tour par Apollinaire et la présence des chats, le suicide du frère et les problèmes de versification, la difficulté d'être le benjamin et les théories mathématiques de Bourbaki, cette manière d'autobiographie cherche à troubler les déterminismes et se plaît à détraquer la mémoire pour d'étranges opérations poétiques. Juxtaposant plusieurs strates textuelles rédigées dans des polices de caractères différentes et même plusieurs couleurs dans la version numérique du livre, ce « brouillon de prose », farci de poèmes autant que d'éclats mém ...

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► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon