Victor Hugo : Sa Majesté la République

Victor Hugo : Sa Majesté la République

Sans rien renier de ses écrits ni éviter la censure, Hugo courtisa Charles X, se lia avec Louis Philippe et se fit de Napoléon III un ennemi irréductible : l'ancien conservateur monarchiste rallie alors le camp des misérables.

Le 7 août 1829 est, certes, une date, mais aussi le titre d'un poème de Victor Hugo qui raconte son audience singulière avec Charles X. Sa pièce Marion Delorme venait d'être censurée, à cause de la figure de Louis XIII, l'aïeul du roi, dépeint par le poète comme gouverné par un prêtre. On craignait une comparaison, la pièce fut saisie. Espérant convaincre le monarque de changer d'avis, le jeune Hugo, du haut de ses 27 ans, avait demandé à le voir. Et ainsi les deux hommes s'étaient retrouvés « côte à côte marchant », « par endroits, du coude se touchant ». Le vieux roi avait déjà rétabli le contrôle sur la presse en 1827. La censure était son affaire, il y perdrait son trône. Le poète et le souverain se souvenaient qu'en 1825, à l'occasion du sacre, Hugo avait été invité pour composer une ode : fait unique dans l'histoire de la monarchie que de voir les lettres conviées à apporter toute leur solennité à la cérémonie.

En cet après-midi de 1829, la conversation donc c ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
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