Russian tabloid

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Parce qu'elle fut un cauchemar paranoïaque, la Russie stalinienne jouit de toutes les qualités pour fournir d'excellents décors de romans policiers, tels ceux des frères Vaïner 38, rue Petrovka ou de l'Américain Travis Holland Loubianka. Avec Enfant 44, le jeune Britannique Tob Rob Smith réussissait, l'an dernier, une fusion inédite entre une intrigue de tueur en série à l'américaine et un substrat soviétique. Dans Kolyma, il reprend l'expérience avec de nouveaux paramètres - ceux du thriller et de la déstalinisation - mais en gardant son principal cobaye : Leo, lieutenant d'un KGB mis en ébullition par le rapport Krouchtchev. Leo, qu'un gang d'anciens déportés a décidé de traquer. Leo, version russifiée de l'enquêteur américain, avec sa conscience lourde de cadavres et ses démêlées avec sa fille adoptive - dont les parents ont été tués par ses collègues. À travers ces aventures, Smith dévoile sa culture de soviétologue, qui lui permet, par exemple, d'établir un lien de cause à effe ...

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« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard