RUSSELL BANKS

RUSSELL BANKS

mon Nobel - et celui du Nouveau Magazine littéraire - pourrait s'appeler Russell Banks. Parce que Sous le règne de Bone a été, pour mon adolescence, ce que L'Attrape-coeur a été pour l'adolescence de mes pères. Parce que Lointain souvenir de la peau traitait avec un humour et une acuité salutaires des affres de la frustration sexuelle dans un monde connecté (et parce qu'on n'a rien écrit de plus beau sur les iguanes). Parce que le recueil Trailerpark - sur les parcs de caravanes où vivent les Blancs pauvres - vaut tous les documentaires. Parce que Russell Banks est issu de cette Amérique misérable, et s'il enseigne aujourd'hui à la prestigieuse faculté de Princeton, il ne traite jamais avec hauteur ses personnages déshérités, mais avec une sympathie qui n'obère ni la lucidité ni l'analyse. Parce qu'il sonne aussi vrai quand il fait parler des universitaires que des Hells Angels. Et parce que chacun de ses livres est un argument e ...

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« La Filiale »,Sergueï Dovlatov, traduit du russe par Christine Zeytounian-Beloüs (éd. La Baconnière)

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