Ruée sur les pôles

Ruée sur les pôles

Quatre livres s'aventurent sur les banquises, jusqu'ici peu foulées par la littérature, entre hantise du krach climatiqueet nostalgie d'un monde en voie de disparition.

face au dérèglement climatique, les écrivains ne pouvaient rester plus longtemps tièdes. Certains se révèlent aujourd'hui glacés. Ils ont choisi d'aller nager vers les pôles, probablement le cadre romanesque le moins usité de tous les temps, abstraction faite de Jules Verne. Le Britannique Ian McEwan fut un explorateur pionnier il y a sept ans : son roman Solaire (2010, Folio) s'ouvrait sur l'escale burlesque d'un climato-sceptique dans une station arctique. Ces derniers mois, ce sont au moins quatre aventures polaires qui sont parus : les tangages d'un navire de prospection dans l'Arctique (Polaris, de Fernando Clemot), la tocade d'un retraité fasciné par les manchots (La Fonte des glaces, de Joël Baqué), la communauté d'un parc de caravanes isolé dans une Écosse en pleine glaciation (Les Buveurs de lumière, de Jenni Fagan), le séjour atone d'un écrivain dans un minuscule avant-poste du Nord canadien (Churchill, Manitoba,...

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« La Filiale »,Sergueï Dovlatov, traduit du russe par Christine Zeytounian-Beloüs (éd. La Baconnière)

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