Roy Lichtenstein, tous miroirs éteints

Roy Lichtenstein, tous miroirs éteints

Le Centre Pompidou accueille une rétrospective consacrée au peintre américain, disparu en 1997. Par étapes successives, une romancière s'est laissé prendre dans ses trames.

Un miroir dans lequel rien ne se reflète, c'est ça qui m'a harponnée. Un miroir qui ne reflète pas, est-ce un miroir, quelle question. On dit ce qu'on veut quand on est dans l'art. Le miroir de Lichtenstein est sans usage, l'art quoi.

J'ai vu plusieurs fois l'exposition que consacre le Centre Pompidou à Roy Lichtenstein. On y entre comme dans un restaurant prisé, il faut attendre que les places se libèrent. Pendant ce temps, on est invité à parcourir la vie et la formation de l'artiste en regardant un mur plutôt qu'en s'y adossant. Il y a des photos, Paris déjà capitale de l'art en noir et blanc, New York la nouvelle, des femmes, des intérieurs, et Lichtenstein dans tout ça. Je me suis surprise à ne pas aimer son visage. Pour patienter, avant de pouvoir entrer dans le périmètre des oeuvres (j'y viens) on peut lire des colonnes de textes biographiques. Après les avoir survolés, la seule information qui me reste à l'esprit c'est que passant devant l'atelier de Picasso il avait ...

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