Rouvillois, usages du faux

Rouvillois, usages du faux

Comment les collectionneurs de timbres, d'armes ou de stylos peuvent-ils s'enthousiasmer pour des objets ordinaires, jusqu'à connaître le moindre détail de leur variété et y voir la mise en scène, disait Baudrillard, de leur « musée personnel » ? Pour Frédéric Rouvillois, cela semble on ne peut plus clair. Car la collection de ce professeur agrégé de droit public et écrivain dépasse largement son monde personnel - tout en restant liée au milieu juridique dont il vient. Il a en effet décidé de devenir spécialiste des impostures, « les belles, les grandes impostures, celles qui depuis la nuit des temps font déraper l'histoire ». Celles qui ont modifié le cours de la science, de l'art, de la littérature, l'étrange motif qui pousse un être à entreprendre un mensonge aussi dangereux qu'inutile et constitue un champ infini de questionnements.

Une passion récente chez Rouvillois, puisqu'elle remonte à 2004. « L'affaire Marie-Léonie », du nom d'une jeune fille qui prétendait avoir ét ...

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