Routes en déroute

Routes en déroute

Un roman éminemment politique et humain, qui dresse le portrait drolatique d'un pays, Israël.

Avec Amos Oz et David Grossman, Avraham B. Yehoshua représente l'un des patriarches de la littérature israélienne. Une réputation qui trouve son apogée dans son nouveau roman. Fidèle à lui-même, l'auteur aime déstabiliser ses protagonistes, afin de les confronter à une crise identitaire, personnelle et politique. Ici, Louria, un retraité, perd ses repères. Chargé d'aller chercher son petit-fils à l'école, ce roi de la chakchouka ramène un autre enfant, Nevo. Cet épisode de trop l'oblige à consulter. Verdict : une atrophie cérébrale entraînant la démence. « Interdit de fuir la vie, mais, au contraire, vous devez la rechercher, vous y frotter », lui recommande le médecin. Louria, ancien ingénieur, rejoint donc un chantier en plein désert. La construction d'une route y est entravée par la présence d'une famille palestinienne. Une façon de s'interroger sur les chemins que doit prendre Israël.

Subtil, le roman renferme plusieurs strates de lecture. Tout semble symbolique, tant l ...

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Ceux qui restent, Benoît Coquard, La Découverte, 280 p., 19 €.

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DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon