Rostand, le panache chagrin

Rostand, le panache chagrin

Devenu une véritable star avec la création de Cyrano, l'écrivain, académicien et décoré, timide et solitaire, a pourtant toujours traîné jusqu'à sa mort précoce (à 50 ans) de profonds accès de dépression.

l'éblouissant succès de Cyrano de Bergerac a paradoxalement laissé Edmond Rostand dans l'ombre. « Rostand ? Ah oui ! Cyrano ! » Voilà ce qu'on s'entend répondre, neuf fois sur dix, si l'on mentionne son nom. Avec un peu de chance, quelqu'un dira : « Il y a aussi L'Aiglon ? » Avec encore plus de chance, quelqu'un évoquera Chantecler, mais c'est beaucoup plus rare. Puis, si l'interlocuteur est allé une fois ou deux faire du tourisme au Pays basque, il se souviendra peut-être d'avoir visité la villa Arnaga, ce fastueux domaine qu'Edmond Rostand fit édifier, entre 1903 et 1906, sur une colline proche de Cambo-les-Bains.

La villa Arnaga (remarquablement administrée par sa conservatrice, Mme Béatrice Labat) est un des must touristiques de la région. On y découvre un homme qui ressemble profondément à son époque, cette « Belle Époque » que la guerre de 1914-1918 contribua à rendre mythique. De cette période, Rostand a toutes les marques ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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