Roland Garros, l'assoiffé d'azur

Roland Garros, l'assoiffé d'azur

Les Mémoires de l'aviateur révèlent un personnage follement romanesque, casse-cou et inventif,mort en plein combat aérien, en 1918.

Dans Le Lotissement du ciel, Cendrars définissait ces Mémoires comme le « document le plus extraordinaire, le plus pittoresque et le plus vivant que l'on puisse lire sur les débuts de l'aviation ». Détenteur d'un exemplaire du manuscrit rédigé durant la captivité de Roland Garros entre 1915 et 1918 dans les cachots allemands, il en tira pour Vol à voile une épigraphe dans laquelle l'aviateur né en 1888 (à La Réunion) raconte qu'il volait dans ses rêves « dès le plus jeune âge (...) sans machine, avec les seules ressources de [son] corps ». Sans doute a-t-il puisé sa vocation dans la lecture de Jules Verne, avant de l'affermir dans la fascination exercée au début du siècle par les pionniers Wright, Voisin et Blériot, en lesquels on voyait des vainqueurs de la gravitation, aruspices d'une nouvelle ère abolissant les frontières, en sorte que toutes les nations du monde établiraient bientôt des relations pacifiques dans les airs. Roland Garros fut ce rêveur et ...

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