Robin des banques

Robin des banques

Harry est un criminel, mais Harry a une morale. Histoire romancée du banditisme américain.

C'est par l'éclairage indirect qu'on y voit souvent le mieux. Ce Handsome Harry, c'est Harry Pierpont, l'un des principaux complices du fameux John Dillinger, ennemi public numéro un qui finit abattu par la police à la sortie d'un cinéma et sut mettre en scène son image de façon suffisamment habile pour acquérir, avant Al Capone et Jacques Mesrine, un statut ambigu d'empereur du crime, à la fois attirant et repoussant.

Pierpont n'a pas eu l'ambition médiatique de Dillinger, ce qui lui a valu d'être plus anonyme, mais il a comme lui une morale très personnelle à laquelle il est fidèle : on peut tuer ses ennemis, mais on ne tape pas sa femme et on ne trahit pas ses amis. De plus, ses complices et lui s'en prennent aux banquiers, à une époque, la grande dépression, où (à l'inverse de la nôtre, bien évidemment...) on pouvait considérer qu'ils étaient au moins aussi voleurs que les bandits qui les dépouillaient.

James Carlos Blake, dont l'économie du style fait ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

Nos livres

À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

MAI :

► Roberto Bolaño, et de deux : en complément de l'ensemble « Il faut relire » consacré à l'écrivain

► Entretien avec Jacopo Rasmi : avec Yves Citton, il signe l'essai Générations collapsonautes