Rissin, une huile

Rissin, une huile

Celui que la France attendait est enfin arrivé. Et reparti.

Francis Rissin n'est pas vraiment un nom de héros. Trop banal, trop franchouillard. Et pourtant, c'est le sauveur de la France, celui que le pays attendait. Martin Mongin lui consacre ce premier roman qui tient du canular borgésien, de la comédie anarchiste, du dispositif à tiroirs à la Antoine Bello et de bien d'autres choses encore. Le texte se compose de onze récits. Le premier parle de Rissin comme d'un écrivain révolutionnaire à la Julien Coupat. Le suivant raconte comment ses affiches électorales se sont répandues à travers l'Hexagone, occasionnant des sabbats itinérants. Un autre explique comment Beaubourg a monté sur lui une expo-évènement. Un autre encore donne la parole à un narrateur qui prétend l'avoir connu, mais assure qu'il est mort... Mais qui est-il, ce Rissin, à la fin ? L'auteur étire la blague sur plus de 600 pages, en donnant à croire que le fin mot de l'énigme est proche. Il en profite pour méditer sur le goût français pour les figures de sauveurs et les envies ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Nos livres

Ceux qui restent, Benoît Coquard, La Découverte, 280 p., 19 €.

Offrez un abonnement au Nouveau Magazine littéraire

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon