Rien ne s'oppose à l'emprise

Rien ne s'oppose à l'emprise

Autofiction ou pur roman ? Parfait suspense. Dans son nouveau livre, Delphine de Vigan raconte comment une écrivaine passe peu à peu sous la coupe d'une femme rencontrée lors d'une soirée.

Qu'est-ce qui permet une rencontre ? Pourquoi sommes-nous attirés par les uns et pas par les autres ? Ainsi s'élance le dernier roman de Delphine de Vigan. La narratrice, Delphine, est romancière. Son compagnon, François, est critique littéraire. Delphine a publié quelques mois plus tôt un livre inspiré de la vie de sa mère, bipolaire. Pourtant, même si le titre s'affiche, tel un bandeau racoleur : D'après une histoire vraie, il est possible que « tout soit inventé »... Il est possible donc que Delphine de Vigan, tout en feignant de se livrer, se joue ici de ses lecteurs, ou plutôt de ce doute qui nous effleure irrépressiblement à la lecture de ce texte captivant. Tout cela, en dépit de la mention « roman », serait-il vrai ? La question sous-tend celle qui traverse la littérature depuis l'irruption de l'autofiction dans les années 1970 : la fiction est-elle morte ? Pour reprendre les termes d'un adolescent croisé par la narratrice, la réalité est-elle la seule à avoir « des ...

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À lire : Révolution aux confins, Annette Hug, traduit de l'allemand Suisse par Camille Luscher, éd. Zoé