Rien à prouver

Rien à prouver

Dans un Berlin engourdi, un récit à bas bruit qui séduit sans se pousser du col.

Pour un premier roman, réussir à exister dans l'affluence d'une rentrée, qu'elle soit de septembre ou d'hiver, n'est pas chose aisée. Quand certains jouent des coudes et bombent le torse, d'autres sortent parfois du lot parce qu'ils se placent hors du cortège, derrière les barrières, silencieux. C'est le cas de Mon temps libre, qui semble passer là par hasard, sans rien à prouver ni à démontrer. « Mon temps n'a rien à voir avec ce temps qui passe à l'extérieur. C'est un temps ralenti, engourdi, un temps un peu malade que j'émiette et qui tombe comme une neige lente, poudreuse. »

Contre ses robustes camarades, le voici mince (moins de 100 pages) et semble-t-il délesté de ce qui, à l'accoutumée, plombe les nouveaux arrivants : références, affirmation d'un style, grande idée originale. Mon temps libre n'est pas venu pour combler un vide, il le raconte, à bas bruit, en scrutateur de quotidien. De quoi ça parle ? De pas grand-chose : après une rupture, le narra ...

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Ceux qui restent, Benoît Coquard, La Découverte, 280 p., 19 €.

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DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

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