RICOCHETS DE GALEY

RICOCHETS DE GALEY

Le mythique journal de Matthieu Galey reparaît enfin dans une version non expurgée.

Jacques Perret refusait de tenir un journal au motif qu'il y voyait avant tout « une discipline de flic et d'indicateur ». En quoi on ne saurait lui donner tout à fait tort. À la lecture de certaines notes à leurs dates, parfois la nausée nous envahit ; et même si c'est une nausée de qualité quand le diariste a du talent (songez aux frères Goncourt ou à Léautaud pour ne citer qu'eux), l'abjection n'est jamais loin. Pourtant nous serions les derniers à réclamer une quelconque censure, qu'elle soit le fait de l'auteur même ou de son éditeur. Un journal est un bloc, c'est donc en bloc qu'il faut le publier. À une époque où le principe de précaution n'avait pas encore fait les ravages que l'on sait, la direction des établissements Grasset en décida autrement.

L'édition du Journal de Matthieu Galey (1934-1986), en deux tomes en 1987 et 1989, fut attaquée à « Apostrophes » par sa soeur, la journaliste Geneviève Galey, qui reprochait aux gens de Grasset de l'avoir émondé. L ...

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