Richter, à géométrie variable

Richter, à géométrie variable

Metz (57). Du 28 septembre au 24 février. Jamais comme au XXe siècle, l'histoire de l'art n'aura été aussi sensible et perméable aux transformations politiques, économiques et sociales, comme en témoigne l'exposition du Centre Pompidou-Metz consacrée à Hans Richter.

Embarqué dans la Première Guerre mondiale, Richter, déclaré invalide à la suite de graves blessures, rejoint Zurich à 28 ans. Il y rencontre Marcel Janco, Hugo Ball, Jean Arp et sa femme, Sophie Taeuber-Arp, Richard Huelsenbeck, Tristan Tzara. Ensemble ils protestent contre la guerre et décident de faire table rase des « vieilleries du passé », de remettre en cause les règles idéologiques, esthétiques et politiques établies : ainsi naît le premier foyer dada - « une île au milieu du feu, du fer et du sang ». À la même époque, Richter collabore à Die Aktion, la revue du mouvement expressionniste, fraye avec la révolution spartakiste à Munich, crée une publication, G, qui annonce le constructivisme soviétique. Après un séjour en URSS où il tente de tourner un documentaire antinazi (Metal), il s'exile aux États-Unis, où il multiplie les expériences cinématographiques.

Richter est un contestataire, l'art est son arme. Les arts plutôt. La peintu ...

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