Richard Ford '' Nous ne nous pensons pas comme des artistes chez nous ''

Richard Ford '' Nous ne nous pensons pas comme des artistes chez nous ''

Avec Canada, l'écrivain américain signe un formidable roman d'initiation et de résilience, à la fois sans illusion et apaisé.

Si le destin, ses retournements, ses fluctuations sont au coeur de toute vie américaine en littérature, alors Richard Ford est l'écrivain par excellence de la vie américaine. Flambeur mélancolique, lecteur de R. W. Emerson, né en 1944 à Jackson dans le Mississippi, ce fils d'un représentant de commerce irlandais (qui meurt dans ses bras, le laissant seul avec sa mère - « si bien que, même ensemble, nous demeurons seuls », dit-il d'Edna Ford) sculpte de livre en livre une vision du destin de ses personnages, tous appariés, tous différents, seuls dans la foule, reliés aux autres par une mystérieuse empathie. Je me souviens de Richard Ford il y a vingt ans, émacié et souriant, marchant dans La Nouvelle-Orléans, solitaire mais entouré de fantômes, puis dans les rues de Jackson, en visite à la grande dame du Sud, Eudora Welty, si frêle, si petite à côté de lui. Machine à remonter le temps, temps inversé du Sud, les voitures passent dans un silence ouaté, la curiosité est palpable envers ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Nos livres

À lire : Révolution aux confins, Annette Hug, traduit de l'allemand Suisse par Camille Luscher, éd. Zoé