retour vers le futur

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VOUS CROYEZ ÊTRE EN 2017 ? 2018 ? BIENVENUE EN 1904La preuve avec La Crise du livre d'Henri Baillière, publié au début du xxe siècle et toujours d'actualité.

« Autrefois, on faisait un livre quand on avait quelque chose à dire [...] ; aujourd'hui on fait d'abord le titre, on le fait plein d'attractions et de promesses ; on fait même la couverture, mais dans le livre on ne met rien ou presque rien », constate le grand éditeur Henri Baillière. Et ce diagnostic il ne l'établit pas à la suite d'une visite dans une Fnac ou sur Amazon. Baillière a écrit ses lignes en 1904 dans La Crise du livre. Sans pouvoir incriminer l'autofiction et les biographies littéraires, il affirme : « La littérature d'imagination est morte, ou du moins subit une éclipse, il faut y renoncer. » Trouvant ses contemporains bien moins inspirés que Balzac, Zola...

Ou Paul Bourget. De même, bien avant que ne sévissent Le Corbusier et Valérie Damidot, les appartements sont « trop petits ; des portes et des fenêtres, il y en a partout, mais il n'y a pas de panneaux » pour mettre des bibliothèques. Bref, rien n'a changé, les bons livres ne sont pas ceux « qui ...

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► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon