David Lodge : retour à Rummidge

David Lodge : retour à Rummidge

À 84 ans, l'auteur de best-sellers sur le milieu universitaire n'a rien perdu de son talent ni de sa mélancolie. Visite accompagnée sur ses lieux de travail, académiques et personnels.

Grand, maigre, un peu voûté, David Lodge avance à grands pas sous la bruine. La perspective d'un retour à la fac le rend joyeux (pour le reste, il est plutôt mélancolique) : « Je n'étais pas venu ici depuis quelque temps. Ça me fait plaisir. » Sa femme Mary et moi le suivons, chacun sous un large parapluie. Visiter l'université de Birmingham guidé par l'écrivain, c'est le rêve de tout fan de sa trilogie universitaire. À main gauche, une construction brutaliste en béton que Mary décrète horrible mais qui a de la gueule. Juste après, le fameux bâtiment en briques rouges abritant le département d'anglais où l'écrivain a enseigné la littérature de 1960 à 1987. En face, l'horloge de l'université qu'on entend sonner dans ses romans. Fondé par Joseph Chamberlain au début du xxe siècle, le campus s'étale sur une incroyable étendue de terres et propose, outre une collection de bâtiments d'architecture variée dans un paysage manucuré, un hôpital universitaire, des terrains de sport, ...

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« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard