Retiens la nuit

Retiens la nuit

Un essai sur la pollution lumineuse, laquelle nous empêche de voir la voûte étoilée et perturbe notre métabolisme.

Après l'eau ou l'air indûment privatisés et empoisonnés, voici un autre casse auquel on pense moins, et pourtant bien visible. Il suffit de lever la tête, mais on le fait de moins en moins. Géographe et astronome amateur, Samuel Challéat nous apprend que 83 % de la population mondiale n'a désormais plus un digne accès à la voûte étoilée : la faute à la pollution lumineuse, ce halo que l'éclairage public fait planer la nuit, et dans lequel se diluent les rayonnements venus du ciel. Lorsqu'on est francilien, les premiers « réservoirs » d'obscurité se situent à 900 kilomètres.

Ces considérations pourraient paraître lunaires, mais l'auteur de Sauver la nuit en déploie toutes les implications, loin d'être anecdotiques, tout en racontant l'histoire des mobilisations contre les pollutions lumineuses (le dark-sky movement). Ce sont certes d'abord les astronomes qui, dès la fin des années 1950, aux États-Unis, s'émeuvent de voir leurs conditions d'observation se dég ...

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