Rester à Bucarest

Rester à Bucarest

Les oeuvres des écrivains roumains sont traversées par les thèmes de la survie pendant la dictature, de la décomposition d'une société prise dans l'étau totalitaire et de la confusion qui a accompagné la révolution de décembre 1989. Le roman de Patrick McGuinness apporte des clés de compréhension nouvelles. Le narrateur de ce récit des cent derniers jours du régime de Ceausžescu est un jeune professeur britannique en poste à l'université de Bucarest à partir de septembre 1989. Patrick McGuinness a vécu dans la Roumanie communiste. Cette expérience imprègne son roman, renforce la crédibilité de son narrateur et des événements qu'il relate. Cet « étudiant qui a choisi de faire du tourisme chez les sous-développés pendant son année sabbatique » ne s'adapte pas seulement à une existence marquée par l'ennui, la suspicion et l'intrigue, il s'acculture jusqu'à refuser de rentrer à Londres pendant ses congés. Il subvertit le rôle qui lui est assigné, en tant qu'étranger, dans ce « jeu de so ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Nos livres

Ceux qui restent, Benoît Coquard, La Découverte, 280 p., 19 €.

Offrez un abonnement au Nouveau Magazine littéraire

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon