Regard en biais

Regard en biais

Le décor ? Paris, ou presque. « Il me semble que derrière moi toute chose a glissé de quelques degrés, et je ne sais ni quand, ni comment cela s'est produit », prévient Lazor Hilaire. Le héros de Pencher pour a longtemps tenu sa place dans la marche du monde. Entre un boulot aux prud'hommes, les visites chez « monpèreetmamère » et ses quelques amantes, il vivotait. Le temps du pas de côté vient un matin. Il est en avance, suffisamment pour choisir un autre chemin, prendre la tangente. Comme dans une balade surréaliste, la rencontre est essentielle. La jeune femme s'appelle A., rien qu'A. Elle est avocate, danse plus qu'elle ne marche. Nadja des prétoires, « ses yeux sont des comètes en paillettes de mica, posées, brûlantes, sur des soucoupes d'argent martelées d'arabesques ». Ensemble, ils engagent une valse de la résistance, contre l'uniformité de l'être, la trivialité du désir. Pendant ce temps, la ville se couvre d'ordures - les éboueurs ont déserté, ils luttent aussi -, un Pré ...

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Grand entretien

Claire Marin © HANNAH ASSOULINE/Ed. de l'Observatoire

Claire Marin
Auteure de Rupture(s) (éd. de l'Observatoire)

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