Regain à Marseille

Regain à Marseille

Le Mucem consacre une grande exposition à Jean Giono, sans faire l'impasse sur la zone grise de l'Occupation.

La rétrospective consacrée à Giono par le Mucem privilégie l'envers sombre et angoissé de l'écrivain, dont la plume trempa dans le traumatisme de son expérience de la guerre dès Colline, publié en 1929. Emmanuelle Lambert, commissaire de l'exposition, l'écrit dans Giono, furioso (prix Femina 2019) : « Lorsque Giono croit encore qu'il pourra construire quelque chose, il sait qu'il construira sur des ruines. » On découvre ses manuscrits jusqu'à son abondante correspondance, en passant par son journal pendant l'Occupation. « Sans le secours du poète, on ne peut pas connaître le chemin qui délivre des enlacements de l'enfer », écrit-il en 1941 alors qu'il livre des fictions à La Gerbe, journal d'obédience nazie. Sa bibliothèque, enclave installée par l'artiste Clémentine Mélois au coeur de l'exposition, illustre l'aspect salutaire de la littérature pour celui qui possède le Journal de Kierkegaard, Précis de décomposition de Cioran ou La D ...

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