Reflets de Philip Roth

Reflets de Philip Roth

Le 22 mai dernier, l'écrivain rendait son dernier souffle. Six jours plus tard, Marc Weitzmann assiste à son enterrement, à New York : il se remémore l'homme qu'il a personnellement connu au début des années 2000.

lundi 28 mai, Memorial Day, jour des vétérans, férié, il était 9 heures du matin, et les rues de New York étaient plongées dans le silence. Je suis arrivé devant la chapelle du mémorial Riverside, à l'angle de la 76e et d'Amsterdam Avenue, avec plus d'une heure d'avance sur l'horaire prévu, pour prendre un café et retrouver ce quartier que j'arpentais à pied chaque fois que j'allais retrouver Philip Roth pour dîner à moins de vingt blocs de là, ces dernières années où sa santé ne lui permettait plus de nous retrouver au Russian Samovar ou dans un italien de son quartier comme autrefois. C'est au septième étage de l'immeuble Austin, dans un ex-pied-à-terre qu'il avait transformé en trois pièces et dont il avait fait sa résidence quasi permanente, qu'il nous recevait, moi, Ben, Judith, Bernard et les autres membres d'un cercle de proches bien plus étendu que sa réputation de misanthrope ne le laissait croire.

Ces dernières années, on arrivait aux alentours de 18 h 30. ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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