Reconstitutions criminelles

Reconstitutions criminelles

Très fertile, le polar historique relève d'une double gageure, comme nous l'explique une romancière, par ailleurs médiéviste.

L'histoire et le roman entretiennent des relations anciennes. Quelles que soient ses prétentions scientifiques - « positivistes », aurait-on dit à une époque -, l'histoire est avant tout la construction d'un récit, d'une « histoire » précisément. Le travail de l'historien, c'est de lire, de comprendre, d'analyser des sources, et, en ligne de mire, d'écrire une histoire qui ait du sens, qui donne à comprendre, voire à ressentir. Alors, faut-il être historien pour écrire un roman historique ? Oui, et non. Si l'Histoire est riche en histoires, et si certains livres d'histoire sont réputés « se lire comme des romans », en réalité, l'écriture des uns et des autres est profondément différente. Moi à qui il arrive d'écrire les deux, je n'ai pas du tout le sentiment de faire le même travail lorsque j'élabore une intrigue et lorsque je prépare un article, ou une communication de colloque. Dans un cas je compulse ; dans l'autre je rêve. Et c'est rêver que je trouve le plus compliqué. Car les ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon