Reconstitutions criminelles

Reconstitutions criminelles

Très fertile, le polar historique relève d'une double gageure, comme nous l'explique une romancière, par ailleurs médiéviste.

L'histoire et le roman entretiennent des relations anciennes. Quelles que soient ses prétentions scientifiques - « positivistes », aurait-on dit à une époque -, l'histoire est avant tout la construction d'un récit, d'une « histoire » précisément. Le travail de l'historien, c'est de lire, de comprendre, d'analyser des sources, et, en ligne de mire, d'écrire une histoire qui ait du sens, qui donne à comprendre, voire à ressentir. Alors, faut-il être historien pour écrire un roman historique ? Oui, et non. Si l'Histoire est riche en histoires, et si certains livres d'histoire sont réputés « se lire comme des romans », en réalité, l'écriture des uns et des autres est profondément différente. Moi à qui il arrive d'écrire les deux, je n'ai pas du tout le sentiment de faire le même travail lorsque j'élabore une intrigue et lorsque je prépare un article, ou une communication de colloque. Dans un cas je compulse ; dans l'autre je rêve. Et c'est rêver que je trouve le plus compliqué. Car les ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

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