Reconnaissance d'un virtuose : Felisberto Hernández

Reconnaissance d'un virtuose : Felisberto Hernández

A l'instar de Stendhal, l'Uruguayen Felisberto Hernández croyait que sa gloire tarderait un demi-siècle. Il ne s'est pas trompé. Ses OEuvres complètes permettent enfin de le découvrir.

Il fut sa vie durant un pianiste de province, accompagnant à ses débuts les films dans les salles obscures, jouant dans quelque brasserie chic de la capitale, louant ses services chez telle grande bourgeoise à l'âme sensible, composant néanmoins des mélodies et triomphant à Buenos Aires dans son interprétation de Petrouchka . A treize ans il échoue à l'examen d'entrée en sixième et, si l'on s'entête à le pousser aux études, il a ce mot superbe : je ne suis pas fait pour apprendre, mais pour créer. Il publie, donc, des nouvelles qui n'ont guère de succès. Son amitié avec Supervielle, sa rencontre avec Caillois ne servent pas à grand-chose ; malgré l'indispensable séjour à Paris que doit faire tout Uruguayen une fois dans sa vie, on ne publie en français et en revue, qu'une ou deux nouvelles. Il meurt en 1964 d'une discrète leucémie, ignoré presque partout, seulement reconnu par le cercle de famille. Dix ans plus tard, en Italie, Italo Calvino impose un recueil de n ...

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« La Filiale »,Sergueï Dovlatov, traduit du russe par Christine Zeytounian-Beloüs (éd. La Baconnière)

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