Rebecca, un fantôme reparaît

Rebecca, un fantôme reparaît

Une nouvelle traduction ranime le roman de Daphné Du Maurier, popularisé par Hitchcock.

Difficile, quand on commence la lecture de Rebecca, d'oublier les traits d'une pureté envoûtante de Joan Fontaine, qu'Alfred Hitchcock avait choisie, en 1940, pour donner chair au personnage créé par Daphné Du Maurier deux années plus tôt. La photographie en noir et blanc de George Barnes souligne par sa texture et son moelleux le velouté juvénile du visage de l'actrice, sur laquelle, plus que son partenaire, Laurence Olivier, reposent tout à la fois la tension et la grâce du film.

Pour sa première réalisation américaine, le maître n'avait pas rompu totalement avec son Angleterre natale puisqu'il avait choisi d'adapter une nouvelle fois un roman de Daphné Du Maurier, après La Taverne de la Jamaïque, en 1939. Avec Rebecca, le jeune auteur avait obtenu son premier grand succès public, ce qui n'empêcha pas Hitchcock par la suite de réduire le livre à une romance un peu vieillotte : les relations entre le metteur en scène et l'écrivaine ne seront d'ail ...

Pour lire l’intégralité de cet article
d’une marque et j’accède à l’article