Razzia sur le polar

Razzia sur le polar

En 1994, la « Série Noire » publia Œdipe roi, dans une adaptation de Didier Lamaison. Enfin le chef-d'oeuvre de Sophocle était reconnu pour ce qu'il était : un excellent polar où assassin, victime, enquêteur et bourreau se confondent en un seul personnage. Œdipe roi, un polar ? Cela crève les yeux. Il ne s'agit pas de reporter la naissance du roman policier et de son enfant noir aux calendes grecques. Juste de rappeler que le noir n'est pas une catégorie : c'est une couleur qui imprègne à diverses densités l'infini continent de la littérature.

S'il existe toujours des romans noirs pour dire les raisons d'un crime, des thrillers pour montrer le criminel en action, des romans policiers pour relater son arrestation, les temps sont aux ouvrages qui incorporent plusieurs dimensions. Plutôt que de jouer les gardes-barrières du genre et de ses sous-espèces, nous nous sommes intéressés à la façon dont ce noir se diffuse. En passant par-dessus les cloisons pour montr ...

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Ceux qui restent, Benoît Coquard, La Découverte, 280 p., 19 €.

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► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon