RAPPORT SUR MOI

RAPPORT SUR MOI

Mais qu'est-ce qu'ils ont tous à raconter leur vie ? Je, ici non plus, n'est pas un autre. Bébé joyeux, « je » le suis resté. Pas bébé, mais joyeux. Jusqu'à ce que des staphylocoques dorés, attrapés en buvant de l'eau croupie, « me » fassent perdre l'odorat. « Je » ne sens donc pas que Laurence - « l'eau rance », jeu de mots douteux -, est une emmerdeuse. Ces deux minuscules événements montrent, entre autres, le pointilleux souci de Grégoire Bouillier à énumérer, le plus souvent au présent de l'indicatif, les moindres détails de son existence à l'ombre d'un père irresponsable et d'une mère suicidaire. Un rapport circonstancié, sinon fécondant, transcendé épisodiquement par un parallèle quelque peu abusif avec L'Odyssée , et agrémenté, ce qui a valu à son auteur d'être également sélectionné pour le Prix Décembre, de réflexions humoristiques autant que désabusées sur la vie en général et sur lui-même. Non, nous n'en sommes pas encore à la fin du moi.

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À lire : Révolution aux confins, Annette Hug, traduit de l'allemand Suisse par Camille Luscher, éd. Zoé