Rambaud au galop

Rambaud au galop

«L'histoire n'est pas une science exacte, elle divague, il faut la laisser aux rêveurs qui la recomposent d'instinct. » Cette note en fin de volume pourrait servir d'exergue à Il neigeait , deuxième volet de la « trilogie impériale » que Patrick Rambaud consacre aux guerres napoléoniennes, inaugurée en 1997 avec fracas avec La Bataille , récit de la bataille d'Essling, qui a obtenu à la fois le grand prix du roman de l'Académie française et le prix Goncourt. Patrick Rambaud cofondateur d' Actuel , connu pour ses pastiches de Duras-Duraille y renouvelait le roman historique à la française auquel Balzac et Dumas ont donné leurs lettres de noblesse, en se lançant dans une sorte de reportage romancé qui présentait l'avantage de l'efficacité pédagogique sans distiller le moindre ennui.

Même technique pour Il neigeait , où Rambaud s'attaque cette fois à la retraite de Russie. Là, il met les bouchées doubles : alo ...

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« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard