Radieux pirate

Radieux pirate

Floué par la bonté divine, un aristocrate breton embarque surle Sans Dieu pour une épopée cruelle, joyeuse et homérique.

En janvier 1709, « une froidure sans précédentavait tétanisé la nature en son doux sommeil d'hiver et glacé comme jamais l'âme des bonnes gens ». C'est le cas d'Arzhur de Kerloguen, héros tourmenté de ce premier roman à l'écriture baroque. Après la mort de son dernier enfant, l'aristocrate breton saccage une église et embrasse une vocation maléfique, embarque sur un navire pirate, au nom qui prête à sourire : le Sans Dieu, dont il devient capitaine. Bon tyran, l'Ombre - surnom du capitaine - conduit à coups sûrs ses hommes vers de fructueux pillages. Gant de Fer, Fantôme de Nez... ces affreux deviennent attachants, forment une société où la joyeuse gouaillerie ne s'interrompt que lorsque se croisent les fers. Virginie Caillé-Bastide peint des batailles au sadisme jubilatoire. Tel un torero, l'Ombre, tranche les oreilles d'un capitaine espagnol, sous les yeux d'un jésuite pas comme les autres. Ici le bien et le mal jouent aux échecs. On craint d'y déceler une pointe de manic ...

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► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

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► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon