Rabelais, bête de scène

Rabelais, bête de scène

PARIS (9e) Du 7 au 30 novembre

Et si la scène originaire de notre théâtre moderne n'était ni chez Jodelle ni chez Turnèbe, ni chez Hardy ni chez Corneille, mais chez un auteur qui n'est pas écrivain de théâtre, François Rabelais ? Pour un peu, telle serait la proposition du Théâtre de l'Athénée, qui programme parallèlement un Pantagruel de Benjamin Lazar et un C'est la faute à Rabelais d'Eugène Durif, mis en scène par Jean-Louis Hourdin. Les aventures du géant de la Renaissance sont d'abord une immense mise en scène du langage, de ses pouvoirs comme de ses dangers de nomination, d'énumération, d'accumulation, de résonance lyrique et grotesque, de savoir, de perturbation. C'est dans cette construction poétique, musicale et carnavalesque, que se loge la capacité de croyance en un monde nouveau. Le souffle qui emporte les inventions de Rabelais, puisées dans la culture populaire et la culture savante, dans un bouillon de mots forgés dans les langues anciennes et transformés par la grâce et la drôle ...

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