Rêveurs et nageurs

Rêveurs et nageurs

Il en va parfois de la littérature comme de la natation : on y rencontre des sprinters - à l'automne, ils plongent au coup de feu ; vite essoufflés - ou bien des nageurs de fond ; Denis Grozdanovitch, lui, a la brassée ample, on ne voit pas l'effort. Deuxième livre, qui fait suite au Petit Traité de désinvolture , Rêveurs et nageurs enchante. Denis Grozdanovitch est un professeur d'université buissonnière. Professeur il l'est mais de tennis, de lenteur et ses notes de bas de pages forment des combes au creux desquelles on aime à s'égarer.

Parmi les motifs abordés : notre oublieuse relation aux morts, la difficulté d'accéder à la légèreté, les fidèles compagnons de nos rêves, etc. Tout un fatras de notes littéraires ou non, portées par la grâce d'un style ondulatoire. Un carnet de grand chemin donc qui le transporte parfois sur l'autre rive de l'Atlantique : « Il faut toujours s'embarquer pour les Indes occidentales inexistantes pour découvrir l'Amérique. ...

Pour lire l’intégralité de cet article
d’une marque et j’accède à l’article

Nos livres

« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard